Ce portail ouvert s'inscrit dans cette démarche et vise à rassembler l'ensemble des acteurs intéressés par l'économie de fonctionnalité. Il est à la disposition des initiatives faisant la promotion de ce modèle dans une perspective de développement durable. Le CIRIDD assure l'administration de ce portail, son animation vise à être collaborative.
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L’économie de fonctionnalité est un modèle de création de valeur ajoutée reposant sur la vente de la valeur d'usage sur la durée en remplacement du modèle usuel construit sur le transfert de propriété de produits lors de la vente.
Dans cette approche, une entreprise reste propriétaire des biens dont elle met l'usage à disposition de ses clients : son chiffre d’affaires est lié à l’usage de ces biens par les clients. Elle a intérêt à ce que cet usage soit le plus satisfaisant possible pour fidéliser ses clients
Comme le fabricant reste propriétaire du produit pendant l'intégralité de son cycle de vie : il est donc maintenant directement intéressé à prolonger la durée de vie du produit, et l'entretenir, le maintenir et faciliter son ré-emploi et son recyclage final.
Les facteurs de réussite ne sont plus la capacité de produire au plus bas prix la qualité attendue par le client au moment de l'achat, mais la capacité à satisfaire les besoins du client sur la durée d'un engagement contractuel dépassant généralement la durée de vie du produit.
A l'échelle d'un territoire, le passage à l'économie de fonctionnalité constitue un des chemins privilégiés vers une économie plus soutenable.
Ce portail ouvert s'inscrit dans cette démarche et vise à rassembler l'ensemble des acteurs intéressés par l'économie de fonctionnalité. Il est à la disposition des initiatives visant à développer ce modèle dans une perspective de développement durable. Le CIRIDD assure l'administration de ce portail, son animation vise à être collaborative.
Plusieurs initiatives françaises agissent d'ores et déjà pour développer ce modèle :
- le CIRIDD a démarré une action collective en novembre 2010 et a lancé CLEF Club d'acteurs Economie de Fonctionnalité avec un ancrage dans la Loire en 2011 et une diffusion en Rhône-Alpes et Massif Central en 2012-2013
Le Club CLEF a un espace collaboratif sur Agora21 Transitions : il est ouvert à toute personne demandant à y participer. Une veille régulière est effectué par le CIRIDD dans cet espace.
Accéder à l'espace collaboratif ouvert du Club CLEF (Rhône-Alpes + Massif Central )
- l'Institut Inspire a démarré en novembre 2011 le programme "Perspectives d'Innovations Sectorielles pour une Transition vers une Economie de Services et de Fonctionnalité" (PIST-ESF) en région Provence Alpes Côte d'Azur
L'espace de travail du projet PIST-ESF est hébergé sur Agora21 Transitions et est réservé aux participants au projet sous administration de l'Institut Inspire
Accéder à l'espace de travail du projet PIST-ESF (région PACA)
- A Paris, le club « Economie de la fonctionnalité et développement durable » a été créé en janvier 2007 à l’initiative de responsables d’entreprise et de chercheurs. Les activités du Club sont articulées autour du Laboratoire d’Intervention et de Recherche ATEMIS "Analyse du Travail Et des Mutations de l’Industrie et des Services"
En savoir plus : http://www.club-economie-fonctionnalite.fr/
- le CERDD en région Nord Pas de Calais a mené en 2011 une réflexion prospective sur la Ville Durable et estime que penser la ville durable, c’est penser l’ensemble de ses fonctionnalités et leurs articulations : habiter, se soigner, se nourrir, travailler, se déplacer, accéder aux services et aux loisirs, etc. Les nouveaux modèles économiques, en particulier l'économie de la fonctionnalité, sont des pistes vers des solutions globales pour des villes durables autour de questions telles que les modes de transports de demain, les nouvelles formes de travail et de production en ville….
En savoir plus : http://www.cerdd.org/spip.php?rubrique241
Atemis et le CIRIDD ont décidé d'organiser la première réunion des Clubs et initiatives territoriales en économie de fonctionnalité en février 2012. Un réseau a été créé à cette occasion
Philippe Jury le 29/12/2011
Contribution(s): 1
Philippe Jury le 22/02/2011
L’obsolescence programmée (ou la désuétude planifiée) consiste à créer un bien en prévoyant à l'avance sa date de désuétude. Par ce procédé, les fabricants conçoivent des objets dont la durée de vie commerciale (mais pas nécessairement la durée de vie technique) est délibérément courte. Ce stratagème oblige les consommateurs à remplacer rapidement leurs produits, et donc, à acheter de nouvelles marchandises. Dans certains cas, les fabricants ajoutent sciemment des défauts de conception à leurs produits.
Cette technique est particulièrement utilisée par les constructeurs d'appareils électroménagers, d'ordinateurs et leurs périphériques, de logiciels, d'appareils avec un cordon électrique, de machines avec un roulement à bille, d'automobiles, d'appareils électroniques, d'appareils domestiques et d'appareils qui requièrent l'utilisation d'une recharge quelconque.
Source Solecopedia : en savoir plus
Les Amis de la Terre France et le Cniid (Centre national d’information indépendante sur les déchets) ont publié en septembre 2010 un rapport « L’obsolescence programmée, symbole de la société du gaspillage. Le cas des produits électriques et électroniques ». Ce rapport montre que les stratégies mises en place pour réduire la durée de vie des produits augmentent considérablement le volume des déchets, mais aussi qu’elles contribuent à l’épuisement des ressources naturelles.
Dans cette étude, rédigée dans le cadre de leurs campagnes respectives « Prévention des déchets » et « Produits pour la vie », les associations souhaitent alerter sur les impacts environnementaux et sociaux négatifs d’une société de consommation fondée sur le renouvellement toujours plus rapide des produits. A l’aide de recherches bibliographiques et d’interviews d’universitaires et de journalistes, le rapport dresse ainsi un tableau des « coulisses » de nos sociétés de surconsommation : épuisement imminent des ressources naturelles, production massive de déchets et gaspillage de la matière contenue dans les biens abandonnés en fin de vie.
Comme le souligne Sylvain Angerand, chargé de campagne ressources naturelles aux Amis de la Terre, « le renouvellement incessant des appareils, notamment de haute technologie, contribue à l’explosion de la consommation des ressources naturelles minières et énergétiques. Cette surexploitation détruit des écosystèmes, déplace des populations, provoque des pollutions chimiques et engendre des conflits, notamment dans les pays du Sud. ».
L’étude s’intéresse également à l’évolution du marché des équipements ménagers : en 2007, la quasi-totalité des ménages français disposait d’un réfrigérateur, d’un téléviseur et d’un lave-linge. Elle explique aussi les différentes astuces en place aujourd’hui pour rendre un appareil obsolète afin qu’il soit rapidement remplacé par un nouveau produit : des produits indémontables, la sophistication croissante des appareils, l’effet de mode, etc. La durée de vie moyenne des appareils électroménagers courants serait aujourd’hui en moyenne de 6 à 8/9 ans alors qu’auparavant elle était de 10 à 12 ans.
Pour mieux comprendre les raisons qui poussent les consommateurs à remplacer les produits tombés en panne au lieu de les réparer, l’étude intègre également les réponses de distributeurs français à un questionnaire des Amis de la Terre et du Cniid visant à mesurer les efforts de ces professionnels pour allonger la durée de vie des produits notamment grâce à l’entretien et la réparation (3). Les Amis de la Terre et le Cniid regrettent que le bénéfice environnemental et social de l’allongement de la durée de vie ne soit pas encore un enjeu prioritaire mis en valeur par les services après-vente auprès des consommateurs.
« Aujourd’hui, l’urgence n’est plus de devenir un des leaders européens dans la gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques, mais de les éviter. La France doit évoluer au plus vite vers une référence en matière de production et de consommation plus soutenables qui passe par des biens de grande qualité et chaque acteur de la société doit y contribuer à son niveau » explique Sébastien Lapeyre, directeur du Cniid.
Le dernier chapitre de l’étude formule ainsi des recommandations à destination des consommateurs et des demandes destinées aux entreprises et pouvoirs publics.
Parmi les recomandations de ce rapport : l'économie de fonctionnalité est mise en avant.

