La prise en compte de l’environnement en conception de produit est un premier pas dans le sens d’une conception responsable. Toutefois cette première avancée, bien que nécessaire, n’est pas suffisante pour rendre possible une conception qui soit pleinement conforme aux critères du développement durable. Traditionnellement, dans la rédaction du cahier des charges d’un produit, l’entreprise prend en compte des critères techniques et économiques. Depuis une dizaine d’années des outils au service d’une démarche d’éco-conception, soit intégrant l’environnement, ont été élaborés et perfectionnés.
Or, qu’en est-il de la dimension sociale et sociétale ? Comment évaluer les impacts d’une entreprise sur ses différentes parties prenantes, qu’il s’agisse des employés, des utilisateurs ou des acteurs de la chaîne d’approvisionnement ? Plus que d’impacts sociétaux ne devons nous pas parler de l’évaluation des implications des parties prenantes ? Du moins convient-il de passer, dans une démarche d’éco-socio-conception, des impacts d’une activité de production sur une population qui la subit à l’implication de cette même population. Dès lors, comment parvenir à la création de référentiels d’éco-socio-conception qui puissent être adaptés à chaque filière ? Quelle place donner aux différents acteurs dans la création de ces référentiels ? Quels types d’indicateurs (évaluation au regard d’un seuil à atteindre, production de changement) mettre au point ?
Nous souhaitons que cette ruche offre l’occasion de partager des bonnes pratiques en matière d’intégration de la dimension sociale et sociétale en conception de produit, à travers l’échange autour de pistes méthodologiques pour l’analyse et l’innovation ou d’exemples d’entrepreneuriat social.

