Réseau ouvert sur les Accompagnements personnels et collectifs aux transitions vers une Economie Soutenable
Objectif : Ce réseau est créé pour tenter d'apporter des réponses aux freins qui empêche le changement et la modification des comportements des individus et des organisations. Pour cela, le CIRIDD se fixe comme objectifs d'identifier un réseau d'experts en accompagnement et d'animer un groupe de travail en réponse aux besoins exprimés par les acteurs du développement durable et de la transition.
Cette tâche est essentielle des actions menées sur le thème du développement durable, car elle vise à mieux lever les freins et actionner les leviers des transitions nécessaires.
Psychologie et développement durable
Philippe Jury le 28/09/2010
Parution du livre : Psychologie et développement durable
Sous la direction de Karine Weiss et Fabien Girandola
Effet de mode pour certains, véritable révolution de notre façon de vivre pour d’autres, le développement durable est incontestablement une des grandes préoccupations du XXIe siècle. Conscients des responsabilités qui nous incombent, régulièrement sensibilisés aux bienfaits de cette autre manière de vivre, nos comportements aujourd’hui évoluent. Pourtant, le décalage reste frappant entre l’engouement général pour la cause du développement durable et la réalité des engagements quotidiens, tant à l’échelle individuelle que locale, nationale et globale.
Comment conduire à davantage de comportements favorables à l’environnement ? Quels facteurs psychologiques influencent la tendance des individus à « agir durable » ? Comment expliquer les résistances au changement ? Les mesures et lois adoptées peuvent-elles être efficaces sans prendre en compte les singularités des individus ?
Le réchauffement climatique, la pénurie d’eau, la perte de la biodiversité ne peuvent dépendre uniquement de décisions institutionnelles, mais aussi de comportements individuels. Comment la psychologie sociale, la psychologie environnementale peuvent-elles aider à modifier les comportements individuels et collectifs ? Face à ces enjeux majeurs, des universitaires en psychologie sociale, environnementale, cognitive ou des organisations, issus de différents pays européens, ont engagé une réflexion novatrice aux facettes multiples et complémentaires. Cet ouvrage est le fruit de leurs travaux.
Dans ce très vaste champ du développement durable qui s’ouvre aujourd’hui, la psychologie a un rôle majeur, encore amené à se développer. Un ouvrage de référence sur une problématique au cœur de l’actualité.
Avec les contributions de :
Françoise Bernard, Université de Provence (Aix-en-Provence), Barbara Bonnefoy, Université Paris-Ouest la Défense (Nanterre), Ghislain Bourg, Université de Bourgogne (Dijon), Angela Castrechini, Université de Barcelone (Espagne), Paula Castro, ISCTE-Institut Universitaire de Lisbonne et CIS (Portugal), Renate Cervinka, Université Médicale de Vienne (Autriche), Andrés Di Masso, Université de Barcelone (Espagne), Fabien Girandola, Université de Bourgogne (Dijon), Robert-Vincent Joule, Université de Provence (Aix-en-Provence), Florian G. Kaiser, Université Otto-von-Guericke, (Magdeburg, Allemagne), Dominique Lassarre, Université de Nîmes & Laboratoire de Psychologie Sociale de L’université de Provence, Dorothée Marchand, Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (Paris), Elisabeth Michel-Guillou, Université de Bretagne Occidentale (Brest), Cees Midden, Université Technologique d’Eindhoven (Pays-Bas), Gabriel Moser, Université Paris V, Enric Pol, Université de Barcelone (Espagne), Nora Räthzel, Université d’Umeå (Suède), Eulogio Real-Deus, Université de Saint-Jacques de Compostelle (Espagne), Peter Schmuck, Université de Berlin (Allemagne), Wesley Schultz, Université de l’État de Californie, San Marcos (États-Unis), David Uzzell, Université de Surrey, Guildford (Angleterre), Karine Weiss, Université de Bourgogne (Dijon).
Villes en transition | Outil n°01 : La psychologie du changement et le modèle FRAMES
Philippe Jury le 19/08/2010
Outil n°01 : La psychologie du changement et le modèle FRAMES
Une interview avec le Dr Chris Johnstone, spécialiste de l’addiction
Les Lettres de l'association Nature Humaine
Philippe Jury le 19/08/2010
Pourquoi
Agir pour la planète est aussi une aventure humaine qui peut s'avérer positive, solidaire, porteuse de sens, et même plaisante, voir artistique (dans le sens de "Agir avec Art"), si celui qui agit reçoit toute l'aide et les clés nécessaires et qu'il sent qu'il fait partie d'une communauté, constituée de ceux qui agissent aussi ailleurs.
La Lettre Internet "Nature Humaine" a pour objectif d'aider ceux qui agissent ou veulent passer à l'action pour l'environnement, de manière individuelle ou collective, en explorant la dynamique de l'action. Elle apporte un éclairage sociologique, philosophique, culturel, psychologique, éthique, artistique, etc., ainsi qu'un soutien moral. Elle donnera l'envie et l'élan d'agir, nécessaires pour mener et réussir l'action, dépasser les obstacles extérieurs et intérieurs.
Plus simplement, elle tente de répondre à la question : "pourquoi alors que nous sommes très informés, nous n'agissons pas vraiment ?"
Une Lettre demande 4 à 5 semaine de travail ! Un très gros travail de recherche, un travail d'appropriation des sujets complexes liés aux sciences humaines, un travail d'écriture minutieux afin de retranscrire toute la matière récoltée de manière directe et claire. Pour que chacun puisse reconnaitre ses propres fonctionnements et ceux des autres de manière constructive (en y trouvant une aide pour agir ou agir différemment, et aider les autres à agir), le style d'écriture, le ton, la manière de transmettre y font beaucoup.
Les Lettres de Nature Humaine sont à télécharger gratuitement en PDF.
La frugalité, salut de notre âme dans Vive la décroissance ! | Courrier international
Philippe Jury le 18/08/2010
Fondé sur la consommation à outrance et sur l’insécurité, notre système économique détruit l’environnement. Et nous éloigne de nos vrais besoins.
En 2006, chaque citoyen britannique a produit 9,6 tonnes de CO2, un chiffre qui devra être ramené à moins de 3 tonnes d’ici à 2050. C’est le minimum non négociable sur lequel s’accordent la plupart des économistes et des spécialistes de l’environnement. Ce qui fait débat est de savoir si cela signifie qu’il faudra consommer moins ou simplement consommer différemment ? En d’autres termes, devrons-nous renoncer à notre confort au nom du développement durable ou bien pourra-t-on continuer à vivre de la même façon grâce à la magie de la technologie ?
La politique environnementale du gouvernement repose exclusivement sur le développement de technologies propres. Pourtant, ces dernières années, les progrès en matière d’efficacité énergétique n’ont fait qu’accroître les aspirations des consommateurs. L’innovation fait certes partie de la solution, mais elle n’est pas suffisante. On a raison de parler de “magie” de la technologie : le gouvernement se fonde sur une croyance irrationnelle.
Notre système politique repose sur la croissance économique telle qu’elle est mesurée par le produit intérieur brut, qui ne dépend que de l’augmentation des dépenses de consommation. La croissance économique est nécessaire pour payer le service de la dette, ainsi que l’Etat-providence. Si les gens arrêtaient de consommer, l’économie finirait par s’effondrer. La publicité et le marketing, deux secteurs prépondérants de notre économie, ont pour unique objectif de veiller à ce que nous continuions à consommer et que nos enfants suivent notre exemple. Ce système économique, avec son coût exorbitant pour l’environnement, est pourtant profondément malade. Le graphique du psychologue américain Tim Kasser en est la meilleure illustration. La courbe représentant le revenu par habitant est en constante augmentation sur les quarante dernières années ; tandis que celle illustrant le nombre de personnes se disant “très heureuses” reste stable sur toute la période. L’écart entre les deux courbes ne cesse de s’agrandir.
Le graphique de Kasser est à la fois source d’espoir et d’inquiétude. La bonne nouvelle est qu’un faible niveau de consommation n’est pas forcément synonyme de malheur. Mais, d’un autre côté, il est particulièrement inquiétant de voir que nous continuons à consommer alors que cela ne nous rend pas plus heureux. Selon Kasser, notre hyperconsommation est une réponse à l’insécurité, c’est un mécanisme d’adaptation destructeur. Au cours des
dernières décennies, les sources d’insécurité se sont multipliées. Outre les classiques manipulations des publicitaires, les économies de marché hautement compétitives génèrent de nouvelles sources d’anxiété allant des questions identitaires (Quelle est ma place dans cette société ?) aux interrogations fondamentales (Qui prendra soin de moi quand je serai vieux ?). Le lien entre matérialisme et insécurité permet d’expliquer pourquoi des pays aussi différents que les Etats-Unis et la Chine présentent un tel niveau de matérialisme. L’insécurité y est endémique.
Le génie de ce système fondé sur l’insécurité est qu’il est autoalimenté. Plus on ressent de l’insécurité, plus on est matérialiste ; et plus on est matérialiste, plus on ressent de l’insécurité. Kasser a démontré que les valeurs matérialistes (en augmentation chez les adolescents des deux côtés de l’Atlantique) engendrent de l’angoisse, nous rendent plus sujets à la dépression et moins coopératifs. Des études ont montré que les gens savent parfaitement quelles sont leurs véritables sources d’un épanouissement durable – construire des relations solides, s’accepter tel qu’on est, appartenir à une communauté –, mais une redoutable alliance d’intérêts politiques et économiques s’efforce de les en détourner dans le seul but de les faire travailler plus et dépenser plus.
Changer cet ordre des choses ne sera pas une mince affaire, et la transition vers une économie de faible consommation devra se faire en douceur. Le problème est que ce bouleversement pourrait avoir des effets pervers – c’est la crainte de Kasser. Une réduction de la consommation pourrait se traduire par une instabilité économique et une insécurité accrues. Sans compter que le réchauffement climatique est lui aussi source d’anxiété. Le risque est de renforcer notre fièvre d’hyperconsommation. Un scénario plus optimiste n’est pas exclu pour autant. Nos sociétés pourraient adopter un mode de consommation modéré, orienté vers la satisfaction des véritables besoins humains. La plupart d’entre nous reconnaissent confusément que d’énormes changements de mode de vie s’imposent, mais nous attendons que quelqu’un d’autre fasse le premier pas.
Dans son ouvrage intitulé Ecological Debt [publié en juin 2005], Andrew Simms a démontré le rôle crucial du gouvernement. Au début des années 1940, le gouvernement britannique est parvenu à réduire considérablement la consommation du pays, non pas en comptant sur la bonne volonté de ses habitants mais en orchestrant une vaste campagne de propagande combinée à un système de rationnement et de taxation des produits de luxe. Voilà exactement ce que nous devrons faire au XXIe siècle, ce qu’aucun grand parti politique n’ose encore reconnaître.
Psychology and Consumer Culture: The Struggle for a Good Life in a Materialistic World
Philippe Jury le 18/08/2010
Psychology and Consumer Culture provides an in-depth psychological analysis of consumerism that draws from a wide range of theoretical, clinical, and methodological approaches. The contributors to this edited volume demonstrate that consumerism and the culture that surrounds it exert profound and often undesirable effects on both people's individual lives and on society as a whole. Far from being distant influences, advertising, consumption, materialism, and the capitalistic economic system affect personal, social, and ecological well being on many levels.
Authors address consumerism's effect on everything from culture, ethnicity, and childhood development to consciousness, gender roles, identity, work stress, and psychopathology. Contributors provide a variety of potential interventions for counteracting the negative influence of consumerism on individuals and on society. The book makes a strong case that, despite psychology's past reticence to investigate issues related to consumerism, such topics are crucial to understanding human life in the contemporary age.
The High Price of Materialism - The MIT Press
Philippe Jury le 18/08/2010
The High Price of Materialism
Tim Kasser
Table of Contents and Sample Chapters
In The High Price of Materialism, Tim Kasser offers a scientific explanation of how our contemporary culture of consumerism and materialism affects our everyday happiness and psychological health. Other writers have shown that once we have sufficient food, shelter, and clothing, further material gains do little to improve our well-being. Kasser goes beyond these findings to investigate how people's materialistic desires relate to their well-being. He shows that people whose values center on the accumulation of wealth or material possessions face a greater risk of unhappiness, including anxiety, depression, low self-esteem, and problems with intimacy—regardless of age, income, or culture.
Drawing on a decade's worth of empirical data, Kasser examines what happens when we organize our lives around materialistic pursuits. He looks at the effects on our internal experience and interpersonal relationships, as well as on our communities and the world at large. He shows that materialistic values actually undermine our well-being, as they perpetuate feelings of insecurity, weaken the ties that bind us, and make us feel less free. Kasser not only defines the problem but proposes ways we can change ourselves, our families, and society to become less materialistic.
About the Author
Tim Kasser is Associate Professor of Psychology at Knox College, Illinois.
Philippe Jury le 18/08/2010
People are centrally concerned with motivation -- how to move themselves or others to act. Everywhere, parents, teachers, coaches, and managers struggle with how to motivate those that they mentor, and individuals struggle to find energy, mobilize effort and persist at the tasks of life and work. People are often moved by external factors such as reward systems, grades, evaluations, or the opinions they fear others might have of them. Yet just as frequently, people are motivated from within, by interests, curiosity, care or abiding values. These intrinsic motivations are not necessarily externally rewarded or supported, but nonetheless they can sustain passions, creativity, and sustained efforts. The interplay between the extrinsic forces acting on persons and the intrinsic motives and needs inherent in human nature is the territory of Self-Determination Theory.
Self-Determination Theory (SDT) represents a broad framework for the study of human motivation and personality. SDT articulates a meta-theory for framing motivational studies, a formal theory that defines intrinsic and varied extrinsic sources of motivation, and a description of the respective roles of intrinsic and types of extrinsic motivation in cognitive and social development and in individual differences. Perhaps more importantly SDT propositions also focus on how social and cultural factors facilitate or undermine people’s sense of volition and initiative, in addition to their well-being and the quality of their performance. Conditions supporting the individual’s experience of autonomy, competence, and relatedness are argued to foster the most volitional and high quality forms of motivation and engagement for activities, including enhanced performance, persistence, and creativity. In addition SDT proposes that the degree to which any of these three psychological needs is unsupported or thwarted within a social context will have a robust detrimental impact on wellness in that setting.
The dynamics of psychological need support and need thwarting have been studied within families, classrooms, teams, organizations, clinics, and cultures using specific propositions detailed within SDT. The SDT framework thus has both broad and behavior-specific implications for understanding practices and structures that enhance versus diminish need satisfaction and the full functioning that follows from it. These many implications are best revealed by the varied papers listed on this website, which range from basic research on motivational micro-processes to applied clinical trials aiming at population outcomes.
Psychologie du consumérisme et transition
Philippe Jury le 19/08/2010
Psychologie du consumérisme et transition
Une interview (extraits) du psychologue Tim Kasser par Rob Hopkins. Les recherches de Kasser portent essentiellement sur les valeurs qui nous animent et sur la psychologie du consommateur. L’interview offre une compréhension intéressante des enjeux psychologiques de la transition.
Traduit et souligné par Pierre Bertrand
L’ÉCONOMIE DU BONHEUR PEUT-ELLE RENOUVELER L’ÉCONOMIE DU BIEN-ÊTRE ?
Philippe Jury le 18/08/2010
L’ÉCONOMIE DU BONHEUR PEUT-ELLE RENOUVELER L’ÉCONOMIE DU BIEN-ÊTRE ?
Lucie Davoine
RESUME
L’objet de cet article est d’examiner les questions que soulève l’utilisation de données sur le
« bien-être subjectif » pour évaluer les politiques publiques. En termes plus académiques, il
s’agit de déterminer dans quelle mesure l’économie du bonheur, en plein essor, peut
contribuer à renouveler l’économie du bien-être, qui serait en perte de vitesse pour certains.
Pour mieux cerner les enjeux de cette question, la première partie situe l’économie du
bonheur et l’économie du bien-être dans l’histoire de la pensée économique. La deuxième
partie présente les arguments méthodologiques de l’économie du bonheur, ainsi que sa
contribution au renouvellement des recommandations de politiques économiques et de
l’économie du bien-être. La dernière partie souligne que le bonheur est un critère utile, mais
qu’il ne saurait être le seul critère pour juger les états de la société : si l’économie du bonheur
peut éviter une forme de paternalisme ou d’ethnocentrisme, les incertitudes méthodologiques
qui l’entourent encore, et les objections de principe nous invitent à ne pas faire du bonheur le
seul baromètre de l’action publique.
La croissance ne fait pas le bonheur mais y contribue
Philippe Jury le 18/08/2010
La croissance ne fait pas le bonheur mais y contribue
par Claude Bordes, professeur de SES au lycée Galilée de Guérande (44)
La richesse n’est pas la chose que nous recherchons, car
elle est seulement utile et sert une fin autre » (Éthique à
Nicomaque). Cette « fin autre » dont parle Aristote, c’est
la poursuite du bonheur. Au vu des enquêtes de satisfaction,
on peut toutefois douter que la croissance ajoute au
bonheur du plus grand nombre. Après avoir passé en revue
l’évidence empirique, l’article examine les principales
théories expliquant ce phénomène.

