Approche économique de la biodiversité et des services liés aux écosystèmes

Contributions à la décision politique

Description :

Ce rapport a deux objectifs principaux :        réaliser une présentation et une analyse critique des méthodes utilisables pour   –        estimer des valeurs économiques de la biodiversité et des services        écosystémiques ;        appliquer ces méthodes aux écosystèmes présents sur le territoire national,   –        afin de fournir des « valeurs de référence » pouvant être utilisées en particulier        dans l’évaluation socioéconomique des investissements publics.Après avoir évoqué les réflexions initiées à la fin des années 1980 autour dudéveloppement durable et des liens entre biodiversité et activités humaines, le rapportdétaille (chapitre II) les enjeux socioéconomiques majeurs que représentent pour laFrance la biodiversité et les services écosystémiques, non seulement aujourd’hui maispour l’avenir. Il présente des pistes d’action possibles pour une intégration de ladimension économique dans l’approche de la biodiversité.Le chapitre III analyse comment le droit s’est progressivement saisi de cesproblématiques de valeur économique de la biodiversité et comment il les a traitées.Un des messages majeurs est que la fixation d’une valeur n’implique pas l’ouvertured’un libre marché et que les échanges éventuels devront impérativement être régulés.Les concepts impliqués dans les notions de biodiversité, de services écosystémiqueset les liens entre ces deux notions sont ensuite précisés, ainsi que les différentsindicateurs pouvant être utilisés pour décrire l’état de la biodiversité, son évolution etles pressions qui pèsent sur elle. Le chapitre IV insiste sur le fait que, même si labiodiversité est un objet complexe ayant de nombreuses dimensions, il est aujourd’huipossible de porter, en un lieu donné, un jugement sur son état et son évolution. Sontenfin présentées les hypothèses retenues par le groupe pour permettre unearticulation entre les concepts biologiques et l’analyse économique, et, en particulier,l’option consistant à distinguer biodiversité « remarquable » et biodiversité« générale » ou « ordinaire », et à approcher de manière différenciée l’évaluationéconomique de ces deux volets.Le chapitre V présente les cadres théorique et méthodologique qui peuvent êtremobilisés pour évaluer la biodiversité et les services liés aux écosystèmes ne faisantpas l’objet d’échanges marchands directs (certains le font). Il est souligné que, alorsque les valeurs d’usage peuvent être approchées avec des méthodes relativementrobustes, notamment à partir de fonctions de coûts ou d’effets sur la productivité, lesvaleurs de non-usage sont souvent importantes, en particulier pour la biodiversitéremarquable, mais leurs estimations restent beaucoup plus incertaines. Une revue desrésultats publiés conduit à valider l’évaluation de la biodiversité et des écosystèmespar le biais des services qui leur sont liés.Les principaux enjeux de recherche identifiés par le groupe sont détaillés dans lechapitre VI. L’accent est porté sur l’importance de la mise en place d’observatoiresdurables de la biodiversité, prenant également en compte le suivi des activitéshumaines et des pressions qu’elles exercent, et sur la nécessité de travaux concretset pluridisciplinaires pour évaluer de manière spatialisée certains services écolo-giques, en particulier ceux de protection et de régulation.Le chapitre VII aborde de manière détaillée les aspects techniques de l’élaboration devaleurs de référence, en soulignant qu’il existe actuellement d’importantes différencesentre la question de la biodiversité et celle de la fixation du carbone, souvent citée enréférence. Après avoir montré les limites de l’analyse économique de la biodiversitéremarquable, ce chapitre traite plusieurs cas concrets relatifs à la biodiversitéordinaire, en particulier celui des forêts tempérées, et examine en quoi l’utilisation deces valeurs peut influer sur des changements d’usage du territoire. Il explicite lesquestions de nature procédurale qui se posent, tant dans l’élaboration que dansl’utilisation des valeurs de référence, pour que cette approche soit considérée commerecevable par les parties prenantes. Ce chapitre présente enfin les approches nonmonétaires qui peuvent être utilisées, en particulier dans les pratiques decompensation.Des conclusions générales examinent les principales réponses apportées à la saisineet proposent quelques recommandations à court terme pour l’utilisation et lapoursuite de ce travail.



Informations sur le document

  • Thématique :
  • Contributions à la biodiversité
  • Genre :
  • Document pédagogique
  • Auteur :
  • Bernard Chevassus-au-Louis Jean-Michel Salles Sabine Bielsa Dominique Richard Gilles Martin Jean-Luc Pujol
  • Langue : Français
  • Organisme :
  • Autre
  • Date de publication : 01/04/2009
  • Niveau : Praticien
  • International : Non
  • Publié le : 01/10/2010
  • par : Juliette Aubertin
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